Timelaps, slow motion, drones, et caméras embarquées, dans son film EGC 2013 @ Vinon Grégori Simon utilise les effets avec justesse et efficacité. Ni trop, ni trop peu, juste ce qu’il faut pour mettre en valeur le sujet. Le slow motion permet de redécouvrir les passages en arrivée. La puissance des planeurs est parfaitement mise en valeur par la précision des trajectoires.

Grégori Simon, qui sera présent aux Big Days, nous raconte le tournage sur ce championnat d’Europe.

European Glider Championship 2013 @ Vinon-sur-Verdon from LULAFILM on Vimeo.

GS : « En fait, le film de Vinon a été une première pour le club et rien n’a été élaboré en amont. Je n’ai pas eu de contraintes de la part des organisateurs. A contrario, je n’ai pas pu tourner les images que j’avais imaginé. C’est un peu dommage que le club n’ai pas mis plus de moyens sur le coup mais les dirigeants découvraient la puissance que la vidéo peut apporter à une communication pour un événement ou une structure.

Tom (Pouce) a une bonne vision de ce que l’on peut faire avec. Ça peut être aussi puissant que pour la route du rhum mais il est difficile de retranscrire les émotions. C’est pourquoi il faut intégrer des images aériennes et des déballastages en arrivée. »

Comment on été faites les images en vol ?

GS : « Dès l’été 2012, je suis allé faire des captations avec Vivian (Laperrière) à Barcelonnette. Nous sommes allés aux Ecrins et sur le glacier blanc. J’ai autofinancé le vol. Un vol à pu être fait à Vinon avant les départs. C’est tout. Pourtant il y a surement des possibilités à exploiter. Si des pilotes hors concours décollent avant la compétition, on peut leur demander d’emmener une caméra fixée dans le cockpit.»

Et pour les prises de vue des pilotes ?

GS : « C’est ce qui a été le plus compliqué. Les pilotes étaient tendus, surtout après l’accident du pilote espagnol. Je n’ai pas trop insisté. Puis je suis allé voir des pilotes plus expérimentés qui ont accepté. Sebastian Kawa m’a fait de belles images. Un suisse aussi. »

Combien de caméras pour ce type de prises de vues ?

GS : « j’avais 3 GoPro, donc j’ai équipé 3 pilotes. Ensuite il a fallu dépouiller les rush pour ne conserver que les quelques secondes où l’on voit bien le relief. »

Passage JS1 Vinon2013Après le générique de fin, on peut voir un superbe passage en patrouille des deux JS1. Était-ce improvisé ?

GS : « Non pas du tout. Ça c’est passé à la fin de la compétition. La journée n’était pas fameuse mais tout le monde à décollé. Puis l’épreuve a été annulée. Les concurrents se sont posés et comme les deux français (Christophe Cousseau et Kilian Walbrou) était les derniers en l’air, on a aussi fait posé les avions, de sorte qu’il ne restait que les 2 planeurs en vol. Le chef de piste avait fait cessé tout autre activité et on a pu donne le feu vert aux pilotes.

Il y avait aussi une équipe de TF1 qui était, de sorte que nous étions 3 cadreurs pour filmer la scène. Briefing, les pilotes savaient où passer, nous savions où ils allez passer, contrôle de l’activité, tout a été fait pour la sécurité. »

Au final un très beau film que nous verrons lors du festival du film de vol à voile à Oncy-sur-Ecole le 11 avril prochain.

Grégori animera l’atelier montage vidéo et co-animera l’atelier sécurité.Venez profiter de son expérience pendant la masterclass vidéo, les 11 et 12 avril sur l’aérodrome de Buno-Bonnevaux.

TN

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