La magie du vol à voile a encore frappé cette année du côté de Serres ! Instructeur avion et pilote professionnel, Grégoire était venu faire la saison à Serres comme pilote remorqueur. Il a très vite craqué et passé son brevet de pilote de planeur. Non content de cela, il nous livre deux très bons premiers films pour un amateur.

towing in Serres from gregoire dubois on Vimeo.

Le premier, Towing in Serres, montre l’activité à Serres. Le second, plus personnel, Unexpected Encounter – Glider, raconte l’histoire d’un vol d’onde matinal au cours duquel Grégoire et Robin ont rencontrés quelques créatures …

Unexpected Encounter – Glider from gregoire dubois on Vimeo.

Greg, la qualité de l’image de tes films dénote pour un film amateur. Quel matériel as-tu utilisé pour le tournage ?

Ce sont les deux seuls films que j’ai fait car pendant la plus grande partie de la saison je n’avais qu’une caméra dépassée et une GoPro. Lorsque le club à pu acheter ce que je voulais, un Panasonic GH4, le résultat était beaucoup mieux. Presque toutes les images dans les 2 films sont faites avec le GH4. J’ai aussi utilisé une petite caméra Sony, pour filmer dans l’axe du planeur. elle est plus aérodynamique que la GoPro.

Qu’est-ce qui a guidé ton choix vers le GH4 ?

Il est plus adapté qu’une caméra vidéo pour le choix de l’ouverture et de la vitesse. Avec le mode 4K cela m’a permis de pouvoir faire de la stabilisation d’image au montage.

Et pour les objectifs ?

J’avais un 14-140 mm et la Sony, et c ‘est tout.

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de filmer les planeurs ?

J’ai toujours eu envie de faire des petit films. Je viens du surf et du ski. Dans ces disciplines on ne manque pas de films. J’ai vu sur le web quelques bonnes vidéos de planeur, notamment celles réalisées par un suisse, Grégoire (Vuissoz). Je mettais ses vidéos en grand format chez moi avec le vidéo projecteur. En fait c’est la vidéo qui m’a attiré au planeur. Dans le même temps, le club voulait faire des vidéos pour la promo. Tout est parti de là.

Quelle est l’histoire d’Unexpected Encounter ?

Avec Robin, nous avions prévu de décoller pour un vol d’onde, avant le lever du soleil. A un moment, nous avons vu des oiseaux. Ils étaient loin en dessous, comme on le voit sur les premières images où on les distingue dans le film. Nous n’avions pas compris immédiatement que c’était des vautours. On s’est dit : « s’ils sont loin et qu’on peut les voir, c’est qu’ils sont gros ! » Nous avons volé 7 à 8 minutes avec eux. Ensuite ils sont passés sous le vent, et nous sommes montés.

Pour  Towing in Serres, avais-tu un fil conducteur en tête ou écrit un scénario ?

Non. Pendant toute la saison on a fait des images. j’ai 600 Go d’images.  Le but de la vidéo est de montrer que la plateforme est dynamique et qu’avec 4 remorqueurs les planeurs ne restent pas longtemps au sol . Cette vidéo est davantage pour la comm du club.

Quels conseils donnes-tu aux vélivoles qui veulent faire un bon film ?

Ne pas hésiter à faire beaucoup d’images et passer du temps à les trier. Si on filme longtemps en vol, il faut ensuite rapidement faire le tri. Je me donnais deux jours trier et jeter ce qui n’était pas utilisable, Sinon on ne fait pas le boulot.

Les musiques sont très importantes. Il ne faut pas lésiner sur la musique. J’ai passé des heures à trouver la bonne musique, j’ai demandé à mes proches.

Enfin il faut aussi choisir l’heure où l’on filme. A midi il n’y a pas d’ombre. La lumière est moins intéressante. Il faut faire durer le vol vers la fin de journée pour capter des moments intéressants.

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