Décidément, le club de Buno semble être un vivier des jeunes réalisateurs. En 2016, Valentin Bruhière a réalisé un film à l’occasion du stage voler plus vite. C’est de ce film que sont tirées les images du teaser Buno 2017 que vous avez pu voir dernièrement.

Ce teaser est justement le prétexte de l’interroger sur la façon dont il a réalisé ces films.

Teaser Bunno 2017 from Valentin Bruhière on Vimeo.

Bonjour Valentin, le teaser 2017 est sympa mais ce qui le rend accrocheur, c’est sa musique. Comment as-tu choisi cette musique ?

C‘est une musique de Jack White. La musique n’est pas libre de droits mais il n’y pas de problème dans le sens où il n’y a pas de but lucratif direct. YouTube admet que l’on utilise des musiques où on n’acquitte pas les droits mais que l’on ne monétise pas la vidéo.

[En fait il semble que ce soit plus compliqué que cela : le cas le plus fréquent est que si l’auteur de la musique n’a pas bloqué son usage, YouTube peut diffuser des annonces sur votre vidéo, même si vous n’avez pas coché l’option monétiser votre vidéo. Valentin résume très la situation, « c’est à voir au cas par cas en fonction des choix des auteurs« .

Voir les explications des pages d’aide YouTube

Voir aussi un article du blog de Jérémy Janin sur le sujet.

Pour Dailymotion et Viméo, vous renseigner.]

Pour la vidéo du stage voler plus vite, j’ai utilisé une musique de Moby. Il a un site où il propose ses musiques dont l’usage est libre de droits. Mobygratis.com, le site est tenu par Moby lui-même. Il y a beaucoup de titres de Moby. Sur sa page d’accueil, une vidéo explique son projet. Il faut lui faire une demande et en 24h on a les droits.

Connais-tu d’autres d’artistes qui procèdent ainsi ?

Non je pense que c’est assez rare et c’est un cas particulier. En générale les artistes ne se préoccupent pas de cela.

Comment as-tu procédé pour réaliser le teaser Buno 2017 ?

J’ai utilisé les rushs du stage. Ça m’a pris très peu de temps. J’avais du contenu à diffuser, des images que j’avais gardé et qui n’étaient pas dans le film Voler plus Vite.

Je n’avais que mes propres images. Je ne suis pas vraiment dans le milieu dans le sens ou je ne fais pas partie d’un club de vol à voile, mais si je faisais partie de la direction d’un club, je stockerais toutes les images sur quelques disques dur. Et comme ça le jour où on a besoin d’images pour un teaser ou un besoin quelconque d’images, il y a un stock immédiatement disponible.

Là j’en ai parlé à Buno, mais ils n’avaient plus d’images des tournages précédents.

Le film voler plus vite donne la parole aux pilotes. C’est plutôt rare pour un film de vol à voile. As-tu vu d’autres films de planeur avant de réaliser les tiens ?

J’en ai vu quelques-uns mais effectivement, je n’ai pas vu énormément de gens qui parlent.

Je trouve dommage que dans les films de planeurs, on ne donne pas plus la parole aux pilotes. Je pense que c’est dû au fait que les pilotes ont trop tendance à cibler un public d’initiés, et ne pas se mettre assez à la place des gens qui n’y connaissent rien. J’ai donc essayé de remédier à cela en faisant un film accessible à tous, tout en donnant des infos un peu techniques pour les pilotes plus initiés. C’est un sport confidentiel et c’est très dommage car c’est vraiment très beau et ça devrait être plus médiatisé

C’est bien de donner la parole à des pilotes pour que des gens qui ne connaissent pas le planeur aient envie d’essayer.

Qui a géré les emplacements des caméras en vol ?

Buno dispose d’un planeur avec des fixations à demeure on a tout filmé avec ce planeur car c’était plus facile.

Mon frère (Colin, pilote à Buno depuis 6 ans) m’a aidé pour l’installation et moi j’ai géré tous les autres plans avec une caméra. Je me ne suis pas occupé des GoPro.

Comment as-tu géré la lumière pour les prise de vue lors des interviews ?

Dans le hangar, il y a un vitrage opaque qui faisait la « back light », et ensuite j’avais deux éclairages devant. J’avais donc un truc un peu classique d’éclairage trois points, un sur le visage, un à droite en appoint pour rattraper la partie sombre du visage, plus la lumière arrière

Je connais peu de pilotes habitués à parler. Comment les as-tu mis en confiance ?

J’ai filmé chaque personne 15 à 20 minutes, avec une petite dizaine de questions rédigées par Benjamin Néglais. Les pilotes étaient contents de partager. Donc ce n’était pas compliqué.

C’est utile de préparer des questions ou le texte à dire.  J’ai pris une approche documentaire. Je pose les mêmes questions à tous les pilotes. Après j’ai pris ce qui paraissait être le plus intéressant

Est-ce que le club t’a laissé faire toutes les images voulues ?

Là (pendant le stage) on était dans le rush total ! Les pilotes étaient plus souvent en l’air qu’au sol. Le club était très sympa avec moi je me déplaçais librement. Au début je voulais une mise en scène avec des plans mais je n’ai pas pu tout faire à ce niveau-là et. C’était compliqué d’imposer des demandes car les gens sont bénévoles et ils sont là avant tout pour voler.

Il y a un truc dont je veux parler. Avec Buno, on a le projet de refaire une vidéo en juin prochain mais là un truc plus ambitieux car il s’agit de couvrir tout le Grand Prix de France qui va se dérouler à Buno. L’enjeu serait de produire un film par jour et un résumé dans une belle vidéo à la fin de la compétition.

Il faudra un peu de moyens donc si on peut trouver des sponsors pour ce film, ça nous aidera à faire quelque chose de bien.

Reçu 5/5 mon cher Valentin !

la chaine Viméo de Valentin Bruhière

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